Mobirise

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Le Fort d'Ossogne...

L'histoire de cette jolie maison forte se perd dans la nuit des temps, son origine reste inconnue.. Tout au plus peut-on supposer qu'un petit castel de plaine fut érigé autour d'une cour en carré, dans le courant du XIIe siècle ou même plus tard, sur une terre qui semble avoir été aliénée au bout d'un ancien domaine de l'abbaye de Lobbes.

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...plus en détail

  Le nom de "maison forte" ou "fort d'Ossogne" apparaît dans les documents dès 1619-1621 et reste en usage jusqu'en fin duXVIIIième siècle. D'autres documents ne parlent que d'une "maison, grange et héritage" (1569); cependant, en 1621, il est spécifié qu'il s'agit bien d'une "maison forte, environnée de tours et murailles, avec une grange couverte d'ardoises, et plusieurs bergeries, étables et appendices".

La première partie de cette description correspond aux bâtiments qui subsistent en deux blocs d'angles opposés. La tour isolée marque un autre angle d'un quadrilatère qu'on imagine entièrement clos à l'origine, et qui devait peut-être avoir été protégé par des fossés alimentés par le ruisseau qui le borde, le Ry de Baulet (anciennement Balé, Bayé, du latin baliolum, "enclos").

L'obscurité totale règne sur les origines de cette petite forteresse de plaine, les constructions actuelles résultant d'un réaménagement en gentilhommière, à la fin du 16e siècle.

Les principaux documents qui nous renseignent sur les propriétaires successifs de ce manoir émanent des archives de la Cour de Justice locale, jadis conservées à la cure, confiées au Centre d'Archives et de Documentation de l'a.s.b.l. Espoir Thulisien (CADET), et conservés dans ses locaux de l'ancienne maison communale de Thuillies. Les plus anciens registres ne remontent pas au-delà de 1566.

La transformation ayant abouti à l'agréable demeure actuelle, peut-être réalisée au départ de ruines, est datée de 1587 (voir la pierre commémorative dans le pignon du corps de logis). Elle fut l'œuvre d'un bourgeois nommé Jean des Ruelles, lequel est inhumé avec son épouse, Françoise Wilmotte, dans la chapelle d'Ossogne proche. Leurs gisants montrent des petits seigneurs vêtus en costume d'apparat à la mode espagnole. Jean des Ruelles y est doté d'armoiries, et l'on peut encore lire : d ... à un arbre arraché ... accosté de deux fleurs de lis d ...